Le 15 juillet 2021 Frédéric Joël AÏVO, professeur titulaire d’université et expert près de L’ONU, comparaîtra devant la CRIET pour ce qui s’annonce comme l’un des procès les plus attendus. L’avocat d’origine béninoise, officiant en France, Maitre Fatiou Ousman revient ici sur cette affaire et fustige l’attitude des autorités du Bénin, en ceci qu’elle est contraire aux normes admises dans un État de droit et qui se veut moderne et démocratique. Pour le praticien du droit, le procès annoncé de Joël Frédéric Aïvo pour ce 15 juillet 2021 n’est ni plus ni moins que le procès de la honte. «Je demande que le procès soit public, médiatisé et diffusé partout». Dixit : Me Fatiou Ousman.
Rappelant les constats faits par Ludovic Hennebel, de droit et avocat chargé de la défense du professeur Frédéric Joël Aïvo, lors de son passage à Cotonou, Me Fatiou Ousman interpelle la conscience des uns et des autres sur ce qu’il appelle «…les graves violations des droits de l’homme et du droit à un procès équitable que subissent les otages politiques du régime béninois».
«Quand on entasse ses citoyens à plus de 30 dans des cellules d’une trentaine de mètres carrés où l’insalubrité et la promiscuité règnent », dira Me Ousmane, «on agit comme les esclavagistes qui enchaînaient les africains dans des cales de bateaux négriers», compare t-il.
Me Fatiou Ousman parle de comportement inhumain d’un État maltraitant qui seul ferait «kidnapper d’honnêtes citoyens pour les détenir arbitrairement depuis plusieurs mois, sans la moindre convocation préalable et avec un dossier pénal vide de tous éléments de preuve», et de conclure que : «cet État est un Voyou».
On piétine ainsi les droits de la défense et le droit à un procès équitable, s’insurge l’avocat «quand on refuse aux avocats de la défense l’accès au dossier pénal (s’agissant pourtant de prétendus crimes) ».
Dénonçant le caractère honteux du procès, Me Ousmane dit militer pour que cette audience soit publique. «Je plaide pour que le 15 juillet 2021, les caméras et les micros du monde entier soient braqués sur la CRIET et dans cette salle d’audience». Comme ils l’ont fait pour le procès ICC, je demande que le procès de la honte soit public, médiatisé et diffusé partout», plaide l’avocat qui estime que cela est utile et salutaire afin «que les béninois voient comment leur justice est devenue un instrument de persécution de la diversité d’opinion et du courage des citoyens».
«Il est hors de question qu’en catimini et dans le huis clos de leurs compromissions, ils insultent à nouveau notre intelligence en condamnant un innocent sans la moindre preuve» a déclaré Fatiou Ousmane.










