La Société « la Poste du Bénin S.A » s’illustre depuis quelques semaines à travers une série d’activités qui ne sont pas de nature à rassurer sur la vision de cette entité que déclinait il y a peu, sa Directrice Générale en ces termes : «Faire de la Poste du Bénin, à l’horizon 2020 une entreprise compétitive, numérique et prospère». Au regard d’un certain nombre de faits liés à la gestion de dossiers de passation de marchés entre la Poste du Bénin S.A et la Société Les Bagnoles Motors.

A voir de près les conditions dans lesquelles sont conduits quelques dossiers dont essentiellement le contrat de marché N° 022/LPB/013/PRMP/S-PRMP en date du 13 juillet 2020 relatif à l’acquisition d’un véhicule 4×4 station wagon de marque Toyota Prado TX-L version automatique, et un autre N° 039/LPB/013/PRMP/S-PRMP en date du 14 août 2020 portant sur l’achat de trois (03) bus de grande capacité, le tout pour le compte de la Société la poste du Bénin SA, on ne peut en conclure qu’à une série de vices de procédures et surtout à de graves erreurs de gestion.
Au cœur de ces transactions où le flou le discute à ce que certains appellent de la légèreté en termes d’orthodoxie, il y a d’un côté, la Société La Poste du Bénin qui est commanditaire de biens automobiles et de l’autre, la Société Les Bagnoles Motors, fournisseur. Pour sa dotation en véhicule de fonction, La Poste du Bénin S.A a passé commande d’un véhicule 4×4 station wagon de marque Toyota Prado TX-L version automatique pour le compte de la directrice générale. Pour pouvoir livrer la commande, la Société les Bagnoles Motors aurait introduit auprès de la Poste du Bénin SA, une demande de crédit-marché (à ne pas confondre avec la caution marché). Ce qui lui aurait été accordé sans que ce fournisseur ne parvienne à livrer la commande.
Rebelote pour la Société les Bagnoles Motors
Chose curieuse, un mois après, soit le 14 août 2020, ce même fournisseur (la Société les Bagnoles Motors) passe à la vitesse supérieure et décroche un autre marché d’environ un milliard et portant sur l’achat de trois (03) bus de grande capacité, toujours pour le compte de la Société la poste du Bénin SA. Toujours en attente d’être livrée en ce qui concerne la première commande d’un véhicule de fonction, la Société la poste du Bénin SA reçoit favorablement de ce même fournisseur, une autre demande d’un crédit-marché d’environ un milliard. Des deux commandes passées, aucune n’a encore été honorée au moment où nous mettons sous presse. Comment se fait-il donc que dans une maison où tout est compartimenté afin d’offrir les meilleures pratiques en matière de gestion, on en soit a fait l’amer constat que la Société la poste du Bénin SA, n’ayant pas le statut d’une institution de micro finance (Imf) en vient à jouer ce rôle, octroyant de crédit-marché à des fournisseurs extérieurs, sans aucune précaution.
- La Société la poste du Bénin SA s’est-elle assurée de la fiabilité bancaire de son partenaire du moment ?
- La Société la poste du Bénin SA a-t-elle reçu suffisamment de garantie pour s’engager sur ce terrain ?
- La Société la poste du Bénin SA au regard de son statut est-elle fondée à procéder à un décaissement d’environ un milliard au profit d’un fournisseur de surcroit, celui qui peinerait à lui donner satisfaction ?
Des interrogations, il en pleut, quand on sait que la gouvernance sous la Rupture se passe pour être de vertu. Mieux son chantre, le Président Talon, n’a de cesse de chanter le nouveau rythme imprimé désormais à la gestion de la chose publique. Les divers responsables et cadres ayant à charge la gestion de nos entités publiques ont-ils ou partagent la même vision ?
(La suite dans nos prochaines éditions)
Axel Massana










