Après Akpakpa le vendredi, le professeur Aïvo a entamé samedi une petite tournée dans l’Ouémé et dans le plateau. Il a été reçu à Adjarra, Dangbo, Kétou, Pobè et Adja-Ouèrè. Face aux populations qui étaient impatientes de le rencontrer, il a prôné l’amour de la patrie et un nouvel engagement de tous pour sauver la république.

Le professeur Frédéric Joël Aïvo avance ses pions et le fait méthodiquement dans la perspective de l’élection présidentielle de 2021. Et ce n’est pas l’incident survenu à Ouinhi le l’autre week-end qui risque d’émousser sa détermination. Au contraire, affirme son entourage. Le vendredi, il était avec les militants du Mouvement MIB à Akpakpa, dont le président Jérémie ADJA y a réuni des militants des six (6) arrondissements de la 15e circonscription électorale pour entendre le message du professeur et lui dire leur détermination à prendre part à nouvelle histoire du Bénin en cours d’écriture. Le MIB quadrille déjà les 93 quartiers d’Akpakpa pour l’éventualité de la candidature de Joël AÏVO. A la cinquantaine de militants venus de tout l’arrondissement de la 15ème  circonscription électorale, le professeur a adressé un message de paix et de rassemblement, tout en les invitant à maintenir leur mobilisation pour que dans 7 mois, le Bénin renaisse.

Le lendemain Samedi 22 août, la délégation du professeur s’est rendue dans le département de l’ouémé avec Adjarra comme première étape. Dans le quartier de Kpodor dans l’arrondissement de Malanhoui, l’attendaient les « femmes amazones » et des jeunes venus de tous les arrondissements de la commune. En début de séance, une brève présentation du Professeur a été faite par Madame Aude Kouton. On y retient que le professeur est un digne fils du pays dont les parents sont originaires de Porto et dont le père n’est personne que feu Dèhoumon Adjagnon Aîvo, comédien de renommée internationale connu sous le nom de Baba Yabô. Cette présentation a permis d’introduire le professeur. Il s’est entretenu avec l’assistance  en Goun- langue véhiculaire de l’Ouémé- afin de se faire comprendre par la majorité des personnes venues l’écouter. En quelques mots, il présente un tableau assez inquiétant du Bénin d’aujourd’hui. Un pays où la situation socio-économique est préoccupante et celle politique désolante.

« Injustices politiques »

 « Plusieurs parmi nous savent que c’est très difficile dans le pays. Des parents n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs enfants. Beaucoup de sociétés et entreprises ferment progressivement leurs portes  et les gens perdent leurs emplois au jour le jour. Les cas de la SONACOP, de la SONAPRA, ONASA et autres sont bien connus mais il y a d’autres entreprises privées qui ferment leurs portes en toute discrétion et remercient leurs personnels. La loi sur l’embauche ne donne plus aucune valeur à l’emploi salarié avec l’hégémonie du Contrat à durée déterminé(CDI). On a voté dans ce pays depuis 1991. Maintenant c’est compliqué. Ceux qui ont été choisi sont à la maison et c’est ceux pour qui vous n’avez pas voté qui dirigent les mairies. Cela s’appelle injustice. Aucune réforme ne demande cela »,  déplore le professeur. Continuant dans ses propos, il ajoute que l’élection d’une seule personne doit être refusée. « Dans le Bénin que vous connaissez, est-ce quelqu’un qui autorise à être candidat ? », demande-t-il à l’assistance avant d’inviter les populations à s’armer de courage pour défendre leur pays. « Laissez la peur. On ne peut pas tuer tout le monde. Si vous ne pouvez rien faire pour vous-même, battez vous pour vos enfants. Je n’ai ni bâton, ni coupe-coupe, ni arme mais je ferai le combat pour le retour au vrai Bénin». Le professeur Aïvo et sa délégation ont quitté le quartier Kpodor en laissant sur place une assistance qui avait toujours soif de s’entretenir avec son hôte.

Cap sur Kpota, un autre quartier de Malanhoui qu’on atteint après quelques minutes de déplacement sur des voies tortueuses et poussiéreuses. Ici c’est une maison qui accueille le professeur et sa délégation. Il met l’accent sur l’injustice. « On a tous faim et on attend de manger le haricot qui mijote sur le feu. Le repas est cuit et une seule personne s’accapare de la marmite, l’amène dans sa chambre et ferme la porte. Pouvez-vous accepter ça ? », demande-t-il à l’assistance qui répond en chœur « non, jamais ». 

La dernière étape de la journée est la commune de Dangbo dans la vallée de l’Ouémé où le professeur Aîvo a rencontré les délégations venues de Dangbo, Adjohoun, Bonou, Akpro Missreté et Avrankou. A Dangbo, il a mis aussi l’accent sur les injustices notées à tous les niveaux. Pour mettre fin à cela, il invite les populations venues à sa rencontre à se mobiliser, à s’unir pour que les choses changent. C’est pour porter le flambeau de tout ce peuple brimé qu’il souhaite, dit-il, être le candidat du consensus, celui qui entend mettre l’Etat au service des pauvres, instaurer un libéralisme désintéressé et franc, restaurer la démocratie et apaiser le pays par le retour de tous les exilés et l’arrêt des persécutions. « Aller annoncer la bonne nouvelle à tous ceux qui sont autour de vous », a dit pour finir celui qui a été surnommé le « Moïse » venu sauver le peuple béninois de l’esclavage.

Dimanche 23 août, ce sont trois des quatre communes du département du plateau qui ont reçu le professeur Aïvo et sa suite. L’Universitaire a entamé son étape par une visite au Roi de Kétou à qui a tenu à aller rendre hommage. Le souverain l’a lui donné sa bénédiction avant son entretien avec les mouvements qui l’ont invité. Même plan à Pobè où il a entamé sa visite avec une visite au roi.

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