« L’article 43 du code électoral dit que le rejet d’une liste de candidature doit être motivé, est motivé. C’est une obligation au présent continu. Mais la CENA a pris des distances par rapport à une telle disposition obligatoire.
Alors que vaut une motivation ? Pourquoi une motivation ?
L’administration à besoin de faire connaitre aux destinataires, à la personne concernée par la décision, les circonstances de fait et de droit, les éléments de fait et de droit qui fondent la décision. C’est aussi pour permettre au destinataire de critiquer, de quereller la décision. Et c’est enfin, pour permettre aux autorités supérieures, à la juridiction supérieure de contrôler la CENA : est-ce que la décision est bien faite, est bien assise, répond à la légalité. Bref, ils ont fait fi de tout ça. On a simplement voulu priver MOELE-BENIN de son droit d’aller aux élections ». (Extrait du réquisitoire du Ministère public
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Le samedi 11 avril 2020, Jacques Ayadji, Président du parti politique Moele-Bénin (Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin),  a tenu à  situer les uns et les autres sur la mise à l’écart de sa formation politique de la course aux élections locales et communales du 17 mai prochain. Dans son speech déclaratif à la presse, Jacques Ayadji s’est surtout livré à un rappel de tout le parcours effectué depuis de longs mois par sa formation politique avant de conclure non sans amertume «Malheureusement, tant de jours d’efforts et de sacrifices n’ont pas suffi à nous ouvrir les portes de la compétition électorale. Certes, ce n’est que partie remise, car je reste persuadé que l’avenir nous réserve de meilleurs jours. Mais pour l’heure, il est définitivement acté que notre parti ne participera pas aux élections communales du 17 mai 2020. Ainsi en a décidé la Cena à l’issue de sa plénière du 30 mars dernier sous le prétexte d’une hypothétique absence de diverses pièces dans 230 dossiers de candidature». 

L’obtention du récépissé provisoire le 14 mars 2020 avec cette perspective d’espoir de franchir définitivement la haie d’onces et d’obstacles n’aura été que de courte durée pour les bleus et or. Environ deux semaines après, plus précisément le 30 mars, au terme de sa plénière et motif de l’absence de diverses pièces dans 230 dossiers de candidatures, la Cena a rejeté le dossier de Moele-Bénin, lui refusant du coup, le sésame. N’entendant pas se laisser abattre en si bon parcours, parti Moele-Bénin formule un recours devant le juge du contentieux qu’est la Cour suprême. Coup de massue pour Jacques Ayadji et les siens avec la décision de rejet de la Cour suprême, le mercredi 8 avril 2020. Pour l’heure, dira jacques Ayadji, « …il est définitivement acté que notre parti ne participera pas aux élections communales du 17 mai 2020. Ainsi en a décidé la Cena ». Alea jacta est. Le sort en est jeté est-on tenté de conclure au regard de cette succession de faits qui se sont succédés au cours de la jeune existence de ce parti politique se réclamant bon teint, de la mouvance présidentielle et qui essuie bien de coups venant, ironie du sort, de son propre sérail. C’est dire donc qu’entre formations soutenant les actions du président Talon, les peaux de bananes et les entourloupes sont de mises, déjouant du coup, l’assertion que voudrait que les loups ne se mangent entre eux.

Moele-Bénin conteste les arguments de la Cena et dénonce les failles de la décision de la cour suprême

Face à la presse samedi dernier, le président de Moele-Bénin a laissé entendre : «…Il est définitivement acté que notre parti ne participera pas aux élections communales du 17 mai 2020. Ainsi en a décidé la Cena à l’issue de sa plénière du 30 mars dernier sous le prétexte d’une hypothétique «absence de diverses pièces dans 230 dossiers de candidature».

Le parti Moele-Bénin soutient mordicus avoir satisfait à toutes les exigences légales dans la constitution de ses dossiers. Ainsi apprend-t-on, le parti avait entrepris, dès la notification de la décision, d’user de son droit de recours devant la Cour Suprême, juge du contentieux électoral. Ce recours n’aura pas prospéré. «La Direction du parti a pris acte du verdict de la Haute Juridiction dont les décisions sont sans recours. C’est vrai que les décisions de la Haute Juridiction sont sans recours, mais elles sont critiquables.

La décision de la Cour suprême démontée

Moele-Bénin promet de sortira un mémorandum sur cette décision de rejet de la Cour Suprême pour démontrer à la face du monde que cette Cour s’est fourvoyée en rejetant son recours.

En attendant, votre journal  fait un plongeon dans ce qu’il convient d’appeler le mémoire du Ministère public du parquet général près la cour suprême, révèle bien de non-dits. Tenez donc !

« L’article 43 du code électoral dit que le rejet d’une liste de candidature doit être motivé, est motivé. C’est une obligation au présent continu. Mais la CENA a pris des distances par rapport à une telle disposition obligatoire.

Alors que vaut une motivation ? Pourquoi une motivation ?

L’administration à besoin de faire connaitre aux destinataires, à la personne concernée par la décision, les circonstances de fait et de droit, les éléments de fait et de droit qui fondent la décision. C’est aussi pour permettre au destinataire de critiquer, de quereller la décision. Et c’est enfin, pour permettre aux autorités supérieures, à la juridiction supérieure de contrôler la CENA : est-ce que la décision est bien faite, est bien assise, répond à la légalité. Bref, ils ont fait fi de tout ça. On a simplement voulu priver MOELE-BENIN de son droit d’aller aux élections ».

 Ceci n’est qu’un extrait des conclusions du rapport de l’Avocat Général qui est le représentant de l’État à cette audience de la Cour suprême.

L’agneau  sacrifié sur l’autel  des  intérêts de clans

Au cour de cette audience qui a consacré le rejet du recours de Moele-Bénin, on retiendra que le réquisitoire du Ministère public n’est ni plus ni moins qu’une suite de plaidoirie en faveur du plaignant. En d’autres termes les faits plaident pour la partie demanderesse, dirait un avocat.

Quand le réquisitoire du Ministère public vient faire la plaidoirie du plaignant, c’est que les faits plaident pour la partie demanderesse, dirait un avocat.
Le recours du parti MOELE Bénin, devant la Cour Suprême en contestation de la surprenante décision de la CENA qui élimine le jeune parti de Jacques AYADJI, n’attendait pas une situation aussi favorable.
Mais les faits étaient si tarabiscotés qu’il n’était pas possible que le Ministère Public aille à contre courant de l’évidence. Au point que le procureur près la cour suprême s’est fendu dans son réquisitoire d’une anecdote biblique pour démontrer la gravité des faits.
Aux membres de la cour, le magistrat du Parquet a relaté l’histoire d’un certain Gamaliel.
《…Monsieur le Président, nous sommes, comme disent les chrétiens dans la semaine sainte, […] je voudrais vous compter une brève histoire des apôtres.》
Lorsque leur maitre est parti, qu’ils répandaient la bonne nouvelle, ils guérissaient, ils opéraient des prodiges, des miracles.
Ça a suscité la jalousie des grands prêtres qui étaient pourtant au service de DIEU.
Les saducéens, les pharisiens, tous ce sont ligués contre les apôtres.
Pourtant tous se réclamaient du même DIEU.
Alors, entre temps, un jour, ils ont convoqué l’Assemblée du Conseil Général des Israélites présidée par le Grand Prêtre. Et ils ont fait comparaître les apôtres pour les juger et décider de les expulser, de les réprimer et même de les mettre à mort.
Mais il s’est trouvé un parmi ces pharisiens, un sage, un docteur de la loi, craint et bien écouté du peuple. Il s’appelait Gamaliel.
Qu’est-ce qu’il a dit ?
Gamaliel dit : vous Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là.
Laissez-les, si leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de DIEU, ne prenez pas le risque de les faire tomber. Si vous le faites, vous risquez de vous trouver en guerre contre DIEU.
Monsieur le Président, je voudrais vous exhorter à laisser aller ces gens-là pour s’évaluer, après avoir fait tomber la décision de la CENA.
En appui donc aux nombreuses insuffisances relevées à l’encontre de la décision de la CENA, c’est sur le renfort des saintes écritures que le Ministère public a battu en brèche la décision querellée. Par ces temps divins, ce n’est pas anodin.
C’est donc un Ministère public, presque en Ponce Pilate qui a tenté de faire dire le droit dans ce qui paraît une machination pour éliminer le jeune parti MOELE Bénin.
La décision de la Cour suprême ne suivant pas le réquisitoire du Ministère public et des avocats du Parti MOELE Bénin, a fait dire à un observateur averti du sérail politique béninois :
《 Que la pierre rejetée deviendra la principale de l’édifice de la Mouvance.》
Constant MEDEDJI

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DÉCLARATION DE PRESSE DU PARTI MOELE-BENIN

RELATIVE AU REJET DE SA DÉCLARATION DE CANDIDATURE LUE,

CE SAMEDI 11 AVRIL 2020 A SON SIEGE A COTONOU, PAR LE PRÉSIDENT JACQUES AYADJI

Mesdames et Messieurs les journalistes,

En ces moments éprouvants que traversent nos populations avec l’irruption de la pandémie de la Covid-19 dans notre quotidien, je voudrais m’associer à l’ensemble des militantes, militantes, sympathisantes et sympathisantes de Moele-Bénin pour saluer les efforts du Gouvernement et de tous les acteurs impliqués dans la gestion de cette crise sanitaire au Bénin. J’ai une pensée spéciale pour le personnel soignant, d’ici et d’ailleurs, qui se dévoue à la tâche, parfois au péril de leur vie, pour sauver des vies.

À toutes les personnes infectées ou malades, je lance un message d’espoir et de compassion, et prie l’Éternel, en cette semaine sainte, de les guérir de ce foudroyant virus. Une fois encore, j’invite tous mes compatriotes, de toutes conditions sociales, à respecter et à faire respecter les consignes du Gouvernement pour prévenir la propagation du coronavirus. Seule l’observance stricte des gestes barrières et l’union sacrée des filles et fils de ce pays, pour lutter contre la Covid-19, peuvent nous permettre de venir à bout de cette pandémie qui sévit un peu partout dans le monde.

Mesdames et Messieurs,

Qu’il vous souvienne que le 14 mars 2020, le parti Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (Moele-Bénin) avait reçu de la Commission Électorale Nationale Autonome (Cena) son récépissé provisoire dans le cadre des élections communales du 17 mai 2020. Ce fut, pour des milliers de militants et de sympathisants, une lueur d’espoir de voir leur parti prendre part à la compétition électorale. Je rappelle à toutes fins utiles, que Moele-Bénin avait déjà pris date pour participer aux communales de 2020 lors de son congrès extraordinaire, tenu à Abomey en novembre 2019.

Mieux, avant même que le gouvernement ne convoque le corps électoral en conseil des ministres, le parti avait procédé à la mise en place de son comité de préparation des dossiers de candidature, le 19 décembre 2019. Une équipe qui, sous la conduite de la première vice-présidente du parti, Madame Léontine Mitchaï, a travaillé jour et nuit sans relâche. Je salue au passage leur abnégation et leur dévouement, et saisis l’occasion pour témoigner à tous les militants et sympathisants ma gratitude pour tous les efforts et sacrifices consentis.

Malheureusement, comme vous le savez, tant de jours d’efforts et de sacrifices n’ont pas suffi à nous ouvrir les portes de la compétition électorale. Certes, ce n’est que partie remise, car je reste persuadé que l’avenir nous réserve de meilleurs jours. Mais pour l’heure, il est définitivement acté que notre parti ne participera pas aux élections communales du 17 mai 2020. Ainsi en a décidé la Cena à l’issue de sa plénière du 30 mars dernier sous le prétexte d’une hypothétique « absence de diverses pièces dans 230 dossiers de candidature ».

Cependant, ayant la certitude d’avoir satisfait à toutes les exigences légales dans la constitution de ses dossiers, le parti avait entrepris, dès la notification de la décision, d’user de son droit de recours devant la Cour Suprême, juge du contentieux électoral.

À notre total désarroi, la Cour Suprême a rejeté notre recours, le mercredi 8 avril 2020. La Direction du parti a pris acte du verdict de la Haute Juridiction dont les décisions sont sans recours. C’est vrai que les décisions de la Haute Juridiction sont sans recours, mais elles sont critiquables. Moele-Bénin sortira un mémorandum sur cette décision de la Cour Suprême pour démontrer à la face du monde que cette Cour s’est fourvoyée en rejetant notre recours. Mais de toutes les façons, Moele-Bénin gardera en souvenir les conclusions du rapport de l’Avocat Général qui est le représentant de l’État à cette audience. Ces conclusions seront éditées, placardées et mises au siège de notre parti pour rendre témoignage au travail colossal que nous avons abattu pour que notre Parti puisse participer à ces élections du 17 mai 2020.

Le moment choisi par la Cena et la Cour Suprême pour rejeter notre candidature est un moment historique. Nous sommes dans la période pascale, la période des épreuves. Moele-Bénin, comme Jésus, a injustement subi des épreuves. Et lorsque nous nous rappelons le couronnement de ces épreuves tristes, nous nous assurons que de meilleurs jours nous attendent. Il a fallu que le Christ subisse ces épreuves pour que l’humanité soit sauvée. Le rejet, en cette période, de la candidature de notre Parti est le gage de ce que par l’effort, Moele-Bénin redeviendra ce que les mortels n’ont pas voulu qu’il soit aujourd’hui. La lisibilité de notre Parti sur l’échiquier politique national est donc différée. Nous allons donc prendre les trois années qui viennent pour rasseoir notre organisation et faire en sorte qu’en 2023, la révélation de Moele-Bénin qui a été une première fois différée l’année dernière et une seconde fois cette année puisse avoir lieu lors des élections législatives.

Fort heureusement, ces coups durs répétés n’ont pas réussi à faiblir la mobilisation des militants et sympathisants, encore moins émoussé leurs ardeurs. Bien au contraire, nous assistons, non sans fierté, à une vague de soutiens en provenance de tous les horizons. Ceci témoigne bien de l’attachement de nos compatriotes aux idéaux et aux valeurs du parti Moele-Bénin.

Et face aux enjeux majeurs, la Direction du parti se propose de procéder dans les tout prochains jours, le camarade Secrétaire Général Cephise Béo Aguiar l’a commencé, à une large consultation pour décider d’une conduite à tenir. Moele-Bénin aura son mot à dire le 17 mai 2020. Ce mot sera compatible avec la position de ce parti qui est un parti de la mouvance présidentielle. La décision que nous prendrons, les consignes que nous donnerons à nos militants montreront à la face du monde que nous sommes des partenaires fidèles. Nous sommes des soutiens du Président de la République et nous le démontrerons le 17 mai 2020.

En effet, malgré l’absence confirmée de Moele-Bénin à ces joutes électorales, le parti, fidèle à ses principes et à sa ligne directrice, apportera sa contribution dans les débats. Il partagera à l’occasion avec les populations ses idées et sa vision sur la décentralisation et la gestion de nos communes. Nous gardons à l’esprit que nul ne sera de trop dans la construction de notre cité commune, le Bénin.

Je vous remercie.

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