Le Burkina Faso, à l’instar du Mali et de la Guinée est désormais sous le coup des sanctions de la Cedeao, la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest. Pour l’instant, le pays des hommes intègres écope d’une suspension de l’instance sous régionale qui a décidé de l’envoi d’une mission sur place. L’organisation sous régionale a acté la suspension du pays mais n’a pour l’instant pas décidé d’autres sanctions. Le sommet virtuel, qui a duré environ trois heures le vendredi 28 janvier, a surtout décidé de l’envoi dès ce samedi à Ouagadougou, d’une mission des chefs d’état-major des armées de la Cedeao, qui sera suivie dès lundi, d’une mission ministérielle. La tenue d’un sommet le sur la situation a également et réténue pour le 3 février à Accra, en présence des dirigeants de la région. A cette occasion, le compte rendu des différentes missions pourrait conduire à décider d’imposer ou non d’autres sanctions au Burkina Faso.

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement après avoir pris note du mémorandum présenté par le Président de la Commission de la CEDEAO, relativement à la situation politique au Burkina Faso, ont « fermement condamné ce coup d’Etat et exprimé leur profonde préoccupation face à la résurgence des putschs militaires dans la région, suite à ceux perpétrés au Mali le 18 août 2020, en Guinée, le 5 septembre 2021 et au Burkina Faso, le 24 janvier 2022 ».  Selon le communiqué final rendu public, « Le coup de force au Burkina Faso a été effectué en faisant en sorte d’obtenir sous la contrainte la démission du Président Roch Marc Christian Kaboré ».

Se prononçant sur l’accession au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels, la Conférence Chefs d’Etat et de Gouvernement a réaffirmé son engagement total en faveur du principe de la tolérance zéro pour cette pratique qui se généralise depuis dans la région. La Conférence évoque le Protocole additionnel de 2001 de la CEDEAO, relatif à la Démocratie et la Bonne gouvernance et condamne les coups de forces, exige par conséquent, la libération immédiate et la protection du Président Roch Marc Christian Kaboré et de tous les autres détenus politiques et suspend le Burkina de toutes les Institutions de la CEDEAO.

la Conférence Chefs d’Etat et de Gouvernement exige le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel par les militaires, en les engageant à se conformer à l’esprit républicain et s’en tenir à leur rôle de préservation de l’intégrité territoriale du pays.

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