Le rapport sur l’IDL (Indice de Démocratie Libérale) commandité par l’Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) a suscité la réaction de Monsieur Rogatien Frédéric ALAPINI, expert en aéronautique, Président du GEA PERSPECTIVES, et Président du PARI (Parti Africain pour une Réelle Indépendance). Ce compatriote, estime qu’il s’agit bien d’ «une vraie ironie du sort», en ce qui concerne le Bénin et le Mali, «le binôme de tête en matière de démocratie et de démocratisation», il y a quelques années, lors du printemps du Renouveau démocratique.  Pour le chercheur, «au Bénin, ce recul dangereux et inquiétant est aussi le résultat de la dilapidation d’un trésor ; les acquis de la Conférence Nationale de février 1990. Un trésor très mal géré». Lisez sa réflexion.

DÉMOCRATIE ET DÉMOCRATISATION EN AFRIQUE DE L’OUEST. DE L’IDL

« Le  journal LA DEPECHE.INFO, a relaté et nous a fait découvrir tout récemment un rapport international publié avec le concours de plus de 3.500 universitaires et autres chercheurs, sur la situation politique de nos pays et des libertés. Notamment en zone CEDEAO…

C’est une vraie ironie du sort : le Bénin et le Mali (aujourd’hui à la traîne) étaient exactement, à l’inverse, le binôme de tête en matière de démocratie et de démocratisation, au sortir de nos assises en février 1990 et encore jusqu’au milieu au moins des années 2000…

Je me méfie personnellement de ces rapports. Car les causalités peuvent être et sont, en l’occurrence, très différentes au Bénin et au Mali. Et les causes de la détérioration sont multiples… Mais le constat du rapport est a priori juste.

Au Bénin, ce recul dangereux et inquiétant est aussi le résultat de la dilapidation d’un trésor – les acquis de la Conférence Nationale de février 1990. Un trésor très mal géré. Passé en perte et profit. À l’aune du relativisme et du clientélisme. Autant par la classe politique que par la société civile et les électeurs…

Il a été ensuite facile pour les aventuriers politiques de tous acabits, les messies autoproclamés et autres cuistres (qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas) de précipiter notre pays dans l’impensable. (J’ai bien dit l’impensable ! )

Notre mal est donc multifactoriel et protéiforme : chaque béninois doit se repenser. Et ensemble, nous avons le Devoir de rebâtir beaucoup plus sainement et vertueusement… »

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