Jeudi 21 novembre dernier, les services de la Direction nationale des douanes, appuyés par la DIVIN (División de Investigaciones y Narcotráfico de la Prefectura Nacional) Division des enquêtes et du trafic de drogue de la Préfecture de la ville de Montevideo, capitale de l’Urugay, ont opéré une saisie record d’une importante quantité de drogue en partance pour le Port de Cotonou au Bénin. Il s’agit de plus de 3000 kilos de cocaïne d’une valeur estimée à plus de 740 millions de dollars, soit environ, 439 milliards F CFA.

Par AtaviDjo

Le conteneur objet de la saisie était chargé d’environ 200 sacs de riz d’origine paraguayenne, astucieusement mélangés à des briques de cocaïne dissimulées dans la cargaison.

L’information divulguée par les autorités des services de la Direction nationale des douanes Uruguayennes a été largement rapportée par la presse locale qui indiquait jeudi dernier avec précision que la drogue était dissimulée dans 101 colis emballés de sacs de riz à destination de Cotonou, au Bénin, en Afrique de l’Ouest.

Ce conteneur a été in extremis intercepté alors qu’il était sur le point d’être chargé dans le port de Montevideo. Le navire qui s’apprêtait également à mettre le cap sur la ville de Cotonou au Bénin avec la cargaison (un voyage de près de 8 000 kilomètres dans l’Atlantique Sud) a vu sa trajectoire interrompue et ne pourra atteindre sa destination finale présumée : Cotonou. Ainsi en ont décidé ce jeudi 21 novembre 2019 aux alentours de midi, le personnel de la Direction nationale des douanes, et la Division des enquêtes et du trafic de drogue de la Préfecture. Fort heureusement, et manque de pot pour les trafiquants, les commanditaires et leurs complices, ce conteneur ne sera pas chargé sur le navire.

La Procureur Stella Llorente

Cette opération aura été possible grâce à deux services à savoir, les douanes et la DIVIN qui ont conjointement conduit le processus d’analyse des risques et le contrôle par scanner. Selon les sources d’enquête proches de l’affaire, c’est donc suite à cette procédure que la plus grande saisie de cocaïne au port de Montevideo a été opérée. Le conteneur renfermait environ 200 sacs de riz en provenance de Paraguay, dont plusieurs briques de cocaïne. Au total, 101 briques ont été saisies pour un poids de plus de trois tonnes.

Selon un communiqué de la Direction nationale des douanes, la valeur actuelle de cette drogue sur le marché est « estimée à plus de 740 millions de dollars ». « Suite au renforcement des contrôles des conteneurs dans le cadre d’actions conjointes et avant l’utilisation du scanner, la Direction nationale des douanes et la Préfecture nationale de la marine ont ouvert un conteneur de riz d’origine paraguayenne en transit à destination de Cotonou (Bénin) », ont indiqué les services des douanes dans le communiqué. Il a également révélé que le navire devait faire une escale à Ténérife (en Espagne). C’est suite à cette escale en Europe et surtout de l’origine du conteneur, que les alertes aussi bien des renseignements des douanes et de la Préfecture de police ont été activées. Madame le procureur Stella Llorente était en personne sur les lieux et a annoncé poursuivre les enquêtes, et procéder au décompte final des saisies et enclencher ensuite la phase des enquêtes approfondies.

En attendant la conclusion des enquêtes ouvertes par la partie Uruguayenne, on est en droit de s’interroger sur la réaction des autorités du Bénin, face à cette affaire qui ternit dangereusement l’image du pays et le fait passer au rang des « Etats à risques ». Le Bénin qui se prévaut champion de la lutte contre le trafic des stupéfiants et autres produits psychotropes doit montrer patte blanche et remonter toutes les ramifications de cette sulfureuse affaire. On ne peut pas avoir décelé aussi magistralement 18 fameux kilogrammes de cocaïnes pures le 28 octobre 2016 au port autonome de Cotonou et ne pas lever le petit doigt face à une cargaison de plus de trois tonnes de cette même substance destinée au Bénin, le 21 novembre 2019. Ne pas débusquer la filière Béninoise et ses complicités pourrait s’assimiler à un défaitisme suspicieux. La CRIET a, le moins qu’on puisse dire, de la poudre sur la manche, que dis-je, du pain sur la planche.

AtaviDjo

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