Dans un post publié ce lundi matin sur sa page Facebook, le secrétaire général du parti Restaurer l’Espoir est revenu sur le grand sujet de l’heure. Il s’agit du dialogue politique que le Chef de l’État entend mettre en œuvre pour une réelle sortie de crise. «Il n’y a pas encore d’invitation pour le dialogue national…» avertit Guy MITOKPE
Dans le communiqué signé du Directeur de Cabinet Civil du Chef de l’Etat, il est clairement mentionné que l’invitation concerne «les responsables des formations politiques ayant précédemment déposé des dossiers de déclaration administrative ou de mise en conformité au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique… ».

A partir de ce moment le jeu est clair, il ne s’agit nullement de l’ouverture d’un dialogue politique national. Il s’agit pour le Chef de l’Etat de signifier aux dites formations politiques, comment elles pourront « négocier » l’obtention de l’arme du crime, qui a permis leur exclusion du théâtre électoral qui a eu lieu le 28 avril 2019.
Pour preuve, ne sont convoquées à part les formations politiques qui ont déjà reçu le fameux certificat de conformité, que celles à qui il a été refusé de délivrer ledit certificat (invention de la Cour Constitutionnelle) et quelques autres formations dont l’évocation et la présence sur la liste des partis politiques cités dans le communiqué du Directeur du Cabinet Civil du Chef de l ‘ État ont suscité surprise et indignation des Béninois.
A partir de ce moment, il est important de retenir deux leçons principales:
– une première leçon qui indique que le régime ne reconnaît aucune crise émanant de la dernière parodie électorale, ce qui voudra dire que les formations politiques convoquées ont été incapables de se mettre en règle et que maintenant elles sollicite la magnanimité du Chef de l’Etat afin de pouvoir se conformer.
– la deuxième leçon est un peu plus pernicieuse que la première, elle va corroborer la thèse du boycott brandie par les mouvanciers contre les formations politiques exclues du processus électoral.
Dans un cas comme dans l’autre l’invitation du Chef de l’Etat du lundi 15 juillet n’est pas le dialogue politique national réclamé par notre peuple.
Vous constatez que les deux partis politiques du Chef de l’Etat ne sont pas conviés.
Les autres partis politiques ayant fait allégeance au régime et qui ont reçu le fameux sésame pour leur existence ne sont pas non plus conviés.
Un dialogue politique national est inclusif, mais une fois de plus le régime a décidé d’exclure de la table de discussion ceux dont les partis siègent au nom du peuple sans aucune légitimité.
Un dialogue national se fait avec un médiateur externe à la crise. Le Chef de l’Etat ne peut et ne doit conduire les discussions, car il est partie prenante.
Nous avons décidé de discuter avec le démocrate et non le despote. Donc, nous du Parti Restaurer l’Espoir ne serons pas de la partie ce lundi 15 juillet.
Pour que le dialogue puisse s’ouvrir véritablement voici le préalable à prendre en compte.
– La réhabilitation de la mémoire des victimes
– Le rétablissement de la démocratie
– La restitution du pouvoir législatif confisqué
– La mise en place d’une commission Justice et Vérité pour sanctionner les tueurs et leurs commanditaires et pour rétablir l’image pionnière du modèle démocratique béninois.
He. Guy MITOKPE










